Comment ce catalogue est établi
Ce site décrit une collection réelle : les classeurs d'une famille, photographiés page à page, puis dépouillés pièce par pièce. Ce n'est pas un catalogue de cotation ni une base encyclopédique — c'est l'inventaire fidèle de ce que les albums contiennent, avec ses lacunes assumées. Tout ce qui est affiché a été lu sur une pièce ; rien n'a été deviné.
Les règles de lecture
- Le pays vient de la mention d'État imprimée sur la vignette, jamais de l'étiquette du classeur. Un timbre sans mention lisible reste « pays non établi » — ces pièces ont leur page : à identifier.
- La datation est sourcée. Un millésime imprimé sur la vignette ou un cachet de premier jour datent l'émission. Une année tapée par le collectionneur sur la page d'album est une annotation : elle est affichée comme telle — « année indiquée par le collectionneur (non confirmée) » — jamais comme une certitude.
- La transcription est littérale. Le texte imprimé est relevé tel quel, dans sa langue, fautes comprises. Rien n'est nommé que la vignette ne nomme elle-même : pas d'écu blasonné, pas de sigle développé, pas de graphie corrigée.
- Une fiche par valeur et par dessin. Un bloc-feuillet fait une fiche avec ses timbres comptés ; sur un pli, chaque timbre a la sienne.
- Le contexte rédigé est séparé des faits. Quand une fiche raconte l'histoire d'une émission, ce récit est signalé avec son niveau de confiance et ne se mélange jamais à la transcription.
Émissions et exemplaires
Le même timbre revient souvent dans les classeurs : neuf ici, oblitéré là, sur pli ailleurs. Le catalogue distingue donc l'émission (le timbre tel qu'émis : pays, année, dessin, valeur) de ses exemplaires (chaque pièce possédée, avec son état, sa nature et sa photo). Le regroupement est volontairement prudent : deux fiches ne sont réunies que si tout coïncide — pays, année établie, valeurs et texte imprimé — ou si l'inventaire les a explicitement notées comme le même timbre. Dans le doute, elles restent séparées, et chaque fiche d'émission indique la règle qui a servi.
Ce qui est dit quand on ne sait pas
La précision des mentions fait la valeur de ce catalogue. Plutôt que de masquer une lacune, la fiche l'énonce :
| Mention affichée | Ce qu'elle signifie |
|---|---|
| valeur non lue | la valeur faciale est physiquement cachée (bande, cachet, pièce voisine) ; elle sera complétée album en main |
| année non établie | ni millésime imprimé, ni cachet datant, ni période sûre |
| pays non établi | aucune mention d'État lisible sur la pièce |
| état non établi (sans cachet visible) | ni la gomme ni un cachet ne sont observables sur la photo |
| référence de catalogue à confirmer | un numéro (Yvert, Zumstein, Prinet…) relevé sur l'album, pas encore vérifié dans le catalogue de référence |
Ce qui n'est jamais publié
- Aucune adresse de particulier : sur les plis, la fiche porte seulement « adresse non transcrite », et les photos qui en montrent une ne sont pas publiées telles quelles.
- Aucun prix, aucune cote, aucun montant : ni valeur marchande, ni prix de marge, ni estimation. Les références de catalogue sont données sans chiffre.
- Aucun texte de tiers : les notices des PTT et des éditeurs ne sont pas reproduites ; seuls leurs titres sont relevés.
Les images
Chaque fiche précise ce que montre son image : la photo de la page entière du classeur (la pièce s'y trouve, la loupe aide à la retrouver), la pièce recadrée (un cadrage vérifié à l'œil, pièce par pièce — ce travail est en cours), ou une photo différée quand la page porte un document privé. Ce qui est fait est dit ; ce qui ne l'est pas encore aussi.
Ce que cette méthode a permis d'apprendre
Appliquées aux 52 classeurs, ces règles ont fait émerger un véritable récit : un siècle de timbres, seize États disparus, et le portrait d'un collectionneur méthodique — abonnements des PTT, catalogue Yvert, légendes tapées à la machine. Ces résultats sont réunis sur la page « La recherche historique ».